Toujours un peu plus loin

12/10/2012 08:06 par professeur_tribo

Ce matin, à l’occasion de la sortie de l’édition spéciale du @Ford consacré à l’événement "Go Further", le professeur pense de nouveau à ce slogan, décidément bien choisi. En effet, sous une apparence superficielle, il dissimule un contenu beaucoup plus profond, bien profond même. A coup sûr, il restera dans les annales.

Tribologiquement vôtre,

 

Professeur Tribo, unanimement méconnu

Enthousiasme

10/10/2012 19:19 par professeur_tribo

Ce matin, le professeur pense à un impétueux collègue du service méthodes ayant appris la semaine dernière que l’équipe de la 6F35 travaillerait pendant les périodes de fermeture du site mais « profiterait (sic) des fêtes de fin d’année en famille les 24 et 31 Décembre ». Il s’enflammait alors incontinent dans un courriel visiblement destiné à galvaniser les troupes en ces termes :

Welcome on board team !!! (1)

Le plus dure reste à venir mais les efforts de chacun, montrent que rien n’est impossible quand la volonté dépasse les limites. (2)

Le challenge du timing fait que nous n’avons plus de marge de manœuvre, nous devons tous ensemble contribuer à atteindre nos objectifs et fournir les déliverables. (3)

Merci encore pour le travail accompli (et ce sans compter les heures) et a venir. En souhaitant fortement qu’a terme, que chacun soit reconnu a sa juste valeur. (4)

Le professeur ne songe nullement à se gausser du malheureux – que ses fidèles lecteurs reconnaîtront certainement – qui a probablement subit une piqure de rappel particulièrement sur-dosée dont les effets secondaires se traduisent par une certaine confusion dans l’usage de sa langue maternelle (il est aussi français de souche qu'un champignon peut l'être). Quelques éléments de langage ont cependant attiré l’attention du professeur et invitent à l’étude de texte.

  1. Cette expression classiquement utilisé pour souhaiter la bienvenue à bord d’un navire, pourrait sous-entendre, pour des esprits chagrins, que l’embarquement se fait dans une galère, ou encore que la barque est bien chargée. Les mêmes grincheux malintentionnés pourrait également suggérer que la board en question ne serait pas une planche de salut, mais au contraire celle utilisée pour le supplice du même nom ou au mieux une planche pourrie.
  1. Au premier abord cette affirmation ébranle les théories mathématiques classiques, mais il s’agit cependant de la décrypter car sa construction basée sur des doubles négations prète à confusion. En effet, elle peut se lire également : tout est impossible (ou rien est possible) quand la volonté dépasse les limites. Visiblement notre collègue donne là un sage conseil qui laisse augurer qu’il ne faudra pas attendre grand-chose de l’équipe si ses objectifs sont trop ambitieux. Elle rejoint une des maximes préférées du professeur : quand on dépasse les bornes, il n’y a plus de limite.
  1. Le début est un peu confus, mais, même si on ne comprend pas pourquoi, on sent bien que les marges de manœuvre ont disparu (elles ont du tomber derrière les limites) et qu’il faudra néanmoins provider les délivrables.
  1. La fin laisse entendre que si on veut galvaniser les troupes, il ne faut pas les dézinguer par la suite. Elle rappelle également cette supplique lancée en son temps par Louis Scutenaire : « Donnez votre surplus au pauvre pour que le riche puisse le lui prendre et guérissez les lépreux pour qu'ils retournent à l'usine. »

 

Tribologiquement vôtre,

Professeur Tribo, unanimement méconnu

Coup de mou

09/10/2012 19:23 par professeur_tribo

Ce matin, le professeur Tribo pensait initialement prendre un repos bien mérité et souhaitait donc se contenter de transmettre à ses fidèles lecteurs le convertisseur de revenu en unités Liliane Bettencourt ci-après http://convertisseur.kingconv.com/v/liliane/.

L’exercice auquel ils pourront ainsi se livrer apportera assurément de l’eau – et du grain à moudre – au moulin des adeptes de la révolution anarcho-troskiste qui se dissimulent dans les plis obscurs du sein de la mouvance tribologiste (le professeur l’accordera bien volontiers, quelquefois, l’abus de métaphores peut donner de curieux résultats).

Il pensait donc ne faire que cela ce matin et puis finalement il décida de ne faire effectivement que cela.

 

Tribologiquement vôtre,

 

Professeur Tribo, unanimement méconnu

Le chef ne veut pas baisser les bras

09/10/2012 19:21 par professeur_tribo

Ce matin, le professeur pense à notre guide suprême pour la santé duquel de nombreux fidèles lecteurs de ce blog se sont inquiétés – bien que visiblement  touché dans son intégrité physique celui-ci n’a pourtant pas pipé mot des circonstances qui l’ont placé le bras en écharpe.

Heureusement, le professeur possède tous les éléments permettant d’éclairer la lanterne des curieux. Il faut savoir que notre grand timonier est en fait un rameur. Cela fait d’ailleurs des années qu’il rame comme certains ont pu d’ailleurs s’en apercevoir. Pour être tout à fait exact, le professeur devrait précisait qu’il nage puisque c’est le vocable utilisé par les pratiquants de l’aviron – en l’occurrence du huit de pointe senior homme avec barreur.

Donc, notre guide sait nager – là aussi, nombreux sont ceux qui ont pu le constater –, malheureusement, sa corpulence, combinée avec l’étroitesse de la coque de l’exquis esquif et sa faible flotabilité, entraine parfois l’équipage entier par le fond (certains auront également constater cette tendance à vouloir absolument toucher le fond). Dans cette situation, par la suite d’un atavisme hérité de son expérience de sous-marinier, notre leader maximo n’en continue pas moins de ramer au grand dam de ses équipiers.

Il est donc bien compréhensible que ceux-ci, sensiblement agacés de cet esprit de compétition subaquatique, se soient tournés vers le professeur qui justement cherchait à étudier les effets du rayon Tribo sur les membres du comité de direction. Et hop, un petit coup de canon à rayon Tribo et voici nos joyeux nageurs libérés pour quelques temps de leur encombrant co-équipier.

Des esprits chagrins pourraient reprocher au professeur de leur raconter des galéjades et émettront l’idée que notre chef ne peut réellement couler complètement. Il devrait au minimum flotter entre deux eaux – d’aucun affirmeront aussi avoir déjà observé ce phénomène. Le professeur s’inscrit en faux : notre guide suprême ne peut flotter car il n’est ni un canard, ni un sorcier. Ca se saurait ! Car c’est la caractéristique principale des canards et des sorciers que de flotter comme en témoigne le dialogue suivant tiré du sacré Graal des Monthy Python.

Bedevere : Et que brûle-t-on à part les sorcières ?

villageois #1 : Plus de sorcières !

villageois #3 : Chut!

villageois #2 : Du bois!

Bedevere : Donc, pourquoi les sorcières brûlent-elles ?

[pause]

villageois #3 : P--... arce qu'elles sont faites de.. bois ?

Bedevere : Bien! Héhé.

La foule : Oh, ouais. Oh.

Bedevere : Donc, comment peut on savoir si elle est faite de bois ?

villageois #1 : On en fait un pont.

Bedevere : Ah, mais est-ce qu'on ne peut pas aussi faire des ponts en pierres ?

villageois #1 : Oh, oui.

La foule : Oh, Ouais. C'est vrai...

Bedevere : Est-ce que le bois coule ?

villageois #1 : Non. Non.

villageois #2 : Non, il flotte ! Il flotte !

villageois #1: Lançons la dans la marre !

La foule : La marre ! Lançons la dans la marre !

Bedevere : Qu'est-ce qui flotte aussi dans l'eau ?

villageois #1 : Du pain!

villageois #2 : Des pommes!

villageois #3 : Heu.. de très petits cailloux!

villageois #1 : Du cidre!

villageois #2 : Heu.. de la sauce !

villageois #1 : Des cerises!

villageois #2 : De la boue !

villageois #3 : Des églises ! Des églises!

villageois #2 : Du plomb ! Du plomb!

Le Roi Arthur : Un canard!

La foule : Oooh.

Bedevere : Exactement. Donc, logiquement...

villageois #1 : Si... elle... pèse... autant qu'un canard,... elle est faite de bois.

Bedevere  : Et donc ?

villageois #2 : Une sorcière !

villageois #1 : Une sorcière !

La foule : Une sorcière ! Une sorcière !...

villageois #4 : Voici un canard. Utilisez ce canard.

[coin coin coin]

Bedevere : Très bien. Utilisons ma balance géante.

Etc.


Tribologiquement vôtre,

Professeur Tribo, unanimement méconnu

La surprise du chef

09/10/2012 19:20 par professeur_tribo

  • La surprise du chef

    La surprise du chef

    09/10/2012 19:20 par professeur_tribo

Ce matin, le professeur pense que lorsqu’on croit avoir atteint le fond, il en reste encore sous le pied. Il fait allusion aux propos tenus lors d’une réunion à laquelle il fût conviée vendredi dernier et pour lesquels, se souvenant de Bobby Lapointe, il s’est posé la question : Est-ce à cité ou à taire ? Qu’en faire ? (Et ça, si t’es aux waters ? Qu’en faire ?). Effectivement, le professeur pense la même chose que ses fidèles lecteurs... Mais, pour reprendre un grand philosophe français disparu en Patagonie, ne devrait-il pas plutôt exercer sa liberté de pensée ? Et la partager. En effet, combien, dans ce type de cas, c’est il tâté de fois ? Deux canards répondront ceux de ses fidèles lecteurs qui ont l’esprit calembouresque, les autres restants cois (au choix, ébaubis, comme des ronds de flan, tombés de la lune, etc.).

Donc, après le Belphégor de l'esprit d'entreprise, voici venu le tour de la passionaria de l'atelier de se faire portraiturer par le professeur – le lâche, en effet se garde bien de s’en prendre aux puissants, en l’occurrence à notre guide suprême qui ne resterait certainement pas les bras croisés dans ce cas.

Les fidèles lecteurs du professeur se souviendront peut-être de cette ritournelle chantée par une actrice de sitcom pour adolescentes pré-pubères : « Hélèneu, je m’appelle Hélèneu et je suis une fille comme les autres… » Pas tout à fait, quand même. S’interrogeant sur les potentielles restrictions légales à respecter dans le cas où elle ferait travailler "ses gens" le soir du réveillon, voire le lendemain (il est férié, mais doit-on s'arrêter à ce genre de détail), son beau visage respirait le zèle propre à notre bouillant peuple qui s’est – faut-il le rappeler – notablement distingué dans le passé en la matière. « J’anticipe » se défendit-elle, toute rougissante, prête qu'elle était si on le lui demandait à venir prendre un bout de bûche avec les malheureux usineurs. L'hallu totale ! Ou plutôt l'alu total ! Travailler, le soir du réveillon, bien après 16h15, mais oui, on peut ! Et cela a déjà été fait dans le passé, le professeur lui-même a pratiqué l’exercice à plusieurs reprises. Mais, ne faudrait-il pas tenir compte du contexte ? Ne faudrait-il pas considérer "nos gens" comme des entités capables de réactions… comment dire ? …humaines ? N’y aurait-il pas un problème d’organisation s’il fallait en arriver là après plus de 600 000 heures d'APLD dans l'année ? Comme disait l’autre, quand on dépasse les bornes, il n’y a plus de limite.

Et puis, pour changer de sujet (ou plutôt de roi) – on n'en était qu'au hors d'oeuvre jusque là –, il y eut celui de l’allocation partielle de chômage de longue durée abordé par notre leader maximo… Un grand moment… Le professeur pourrait s’exclamer dans le style d’un José Garcia (sortie de La vérité si je mens) mâtiné de Richard Virenque : « Comment ? Qu’ouïs-je ? Qu’apprends-je ? Des gens n’ont pas eu d’APLD et n’ont pas pu prendre leurs jours de RTT ? Incroyable ! On m’aurait donc menti à l’insu de mon plein gré ? ». Mais serait-il pris au sérieux par ses fidèles lecteurs s'il tenait de tels propos ?

Plutôt que d’aller plus loin, ne vaudrait-il pas mieux voir plus loin ? Et oui, le professeur n’est pas drôle aujourd’hui :  l’humour a ses limites, par contre d'autres caractéristiques de l'âme humaine semblent ne point en avoir.


Tribologiquement vôtre,

Professeur Tribo, unanimement méconnu